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ETES-VOUS SAUVE ?

Êtes-vous sauvé ?

Rien de plus embrouillé, de plus abstrait dans le christianisme, que les différentes « doctrines bibliques » qui sont proposées pour arriver au salut. Elles se heurtent les unes aux autres lorsqu’elles ne se contredisent pas et créent chez ceux qui les professent un inévitable esprit sectaire.

Dans cette étude, nous nous efforcerons d’examiner les Écritures dans le but de découvrir quel est ce « dessein éternel que Dieu a mis à exécution par Jésus-Christ notre Seigneur », selon l’expression de l’apôtre Paul. Nous n’allons pas passer en revue toutes les différentes doctrines du salut qui ont été élaborées au cours des siècles. Nous verrons seulement quelles sont les exigences de Dieu vis-à-vis de l’homme en vue de son salut.

SAUVÉ PAR LA FOI ?

La Bible dit : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3.16). Elle affirme en outre que « sans la foi il est impossible d’être agréable à Dieu » (Hébreux 11.6). À la question « Que dois-je faire pour être sauvé ? », Paul répond : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille » (Actes 16.30-31).

PAR LES ŒUVRES ?

La foi serait-elle la seule exigence ? Il semble que non, car Paul enseigne aux Corinthiens : « Quand j’aurais même toute la foi jusqu’à transporter des montagnes, si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien » (1 Corinthiens 13.2). Sur le sujet de la foi, l’apôtre Jacques dit : « Mes frères, que sert-il à quelqu’un de dire qu’il a la foi, s’il n’a pas les œuvres ? Cette foi peut-elle le sauver ? » (Jacques 2.14), et Paul, sur un ton qui semble contradictoire rappelle aux chrétiens d’Éphèse :

« C’est par la grâce en effet que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous ; c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. » (Éphésiens 2.8,9)

PAR LA FOI ET LE BAPTÊME ?

En envoyant ses disciples en mission mondiale,

Jésus leur commande de prêcher la bonne nouvelle à toute la création :

« Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. » (Marc 16.15,16)

Puisque nous évoquons le baptême dans le contexte du salut, nous pouvons parler de l’apôtre Paul et de sa conversion. En effet, peu après son extraordinaire expérience sur le chemin qui mène à Damas, alors qu’il se trouve dans un état de prostration et de repentir évident, il entend le chrétien Ananias lui dire :

« Que tardes-tu ? Lève-toi, sois baptisé, et lavé de tes péchés, en invoquant Son nom. » (Actes 22.16)

PAR LA CONFESSION ?

Plus tard, Paul enverra une lettre aux chrétiens de Rome, auxquels il dira :

« Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, tu seras sauvé. » Plus loin il ajoute : « Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé » (Romains 10.9,13). Citons encore cette phrase de lui, toujours dans l’épître aux Romains : « C’est en espérance que nous sommes sauvés » (Romains 8.24)

Au lecteur occasionnel des Écritures, ceci ressemble à de la confusion. Il semble de prime abord que tous ces versets que nous venons de citer indiquent autant de différents moyens de parvenir au salut. C’est ce que certains ont cru, et, en isolant quelques versets, ils ont construit artificiellement sur des bases incomplètes. Tout en gravissant les marches qui mènent au salut, ils se sont arrêtés, semble-t-il, sur le degré qui leur convenait le mieux et s’y sont reposés, se persuadant qu’ils étaient arrivés.

C’est ainsi que certains préconisent le salut par la foi seule. D’autres, par les œuvres de mérite. D’autres encore prétendent réduire toutes les différences en invoquant le choix inconditionnel de Dieu, qui, d’après eux, a déjà décidé, dès avant la fondation du monde, du salut ou de la condamnation de chacun d’entre nous. Notons que toutes ces doctrines reposent généralement sur quelques versets bibliques isolés de leur contexte, ce qui leur donne une dangereuse apparence d’authenticité. Or, rien n’est plus nuisible à la saine compréhension des Écritures que d’exagérer l’importance d’un passage de l’Écriture au point qu’il éclipse tous les autres. Il ne faut pas oublier que la compréhension d’un texte peut dépendre du chapitre ou même du livre tout entier.

Nous voulons encourager nos lecteurs à faire avec nous une étude sérieuse et un rapprochement des textes et de leur contexte. C’est la manière la plus honnête, la plus logique et la plus intelligente d’étudier la Bible. Nous verrons ainsi que les passages de l’Écriture que nous venons de citer s’harmonisent parfaitement dans le plan de Dieu.

OU PAR TOUTES CES CHOSES !

Voici la question que l’on se pose : « Sommes-nous sauvés par la foi ? ou par la grâce ? ou par la repentance ? ou par la confession ouverte du nom de Jésus ? ou par le baptême ? ou est-ce par l’espérance ?… » Il est un fait évident, c’est que le salut se rattache à toutes ces choses. Tous ces éléments sont donc indispensables au salut. L’illustration suivante servira à nous le démontrer : l’homme à la mer auquel on jette la bouée de sauvetage, par quoi ou par qui est-il sauvé ? Par la bouée évidemment ! Mais aussi par la corde qui relie la bouée au navire. En outre, le salut n’aurait pas été possible sans l’initiative du marin qui a jeté la bouée, sans parler de la participation du naufragé. En fait, notre monde moderne est semblable à un naufragé qui refuse le secours qu’on lui porte… peut-être aussi parce que les hommes sont des naufragés qui s’ignorent, et c’est là le plus grand drame.

NOTRE ÉTAT DE PÉCHÉ

Le point de départ du salut, c’est cela. Reconnaître d’abord notre état de péché, de naufragé dans la tempête du monde. Nous allons à la dérive, mais la grâce de Dieu intervient. Elle ne fait que se proposer à nous cependant, elle ne s’impose pas. Allons-nous la refuser ou l’accepter ? L’Évangile est une invitation à la foi, à l’humilité dans l’abandon de la repentance et à l’encouragement dans le baptême qui nous purifie de tout péché par la foi en la résurrection du Christ.

Il est aisé à ce point de comprendre que le chemin du salut, ou la conversion, est une succession d’attitudes, de décisions et d’élans qui constituent de la part de l’homme une réponse à l’appel de Dieu — un accueil à sa grâce par lequel il saisit la main tendue — une capitulation devant sa volonté.

Examinons par exemple la conversion des premiers chrétiens. Leur cas doit être pour nous l’exemple par excellence, car ces premiers convertis de la religion chrétienne sont le produit direct de la prédication des apôtres. Le livre des Actes des Apôtres dans le Nouveau Testament sera notre texte de base, car c’est là que sont décrites les premières conversions. C’est là que naît l’Église du Christ. C’est la source à laquelle nous devons boire pour être éclairés.

« …ENTENDU… CŒUR TOUCHÉ… REPENTEZ-VOUS… FURENT BAPTISÉS… »

Allons tout d’abord à Jérusalem, c’est-à-dire dans la première partie du livre des Actes. Plusieurs milliers de personnes sont là rassemblées. Les apôtres annoncent à la foule stupéfiée que ce Jésus qui a été crucifié est le Messie envoyé par Dieu et annoncé par tous les prophètes. Le discours est si puissant que la foule est bientôt écrasée par la soudaine révélation de sa culpabilité. Voici d’ailleurs le texte biblique auquel nous faisons allusion :

« Après avoir entendu cela, ils eurent le cœur vivement touché, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres : Frères, que ferons-nous ? Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit… Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés ; et en ce jour-là, furent ajoutées environ trois mille âmes » (Actes 2.37-38,41).

« …CROIRE… ET SE FAIRE BAPTISER… »

Ce sera du même coup l’établissement de l’Église qui débordera bientôt les limites de la ville sainte pour se répandre en Judée, dans la Samarie, et jusqu’en Europe. C’est précisément le plan que suit le livre des Actes. Par exemple, au chapitre 8, nous sommes en Samarie. L’évangéliste Philippe annonce l’Évangile, c’est-à-dire le Christ mort et ressuscité pour le salut de ceux qui lui obéissent. Ici encore le récit précise :

« Quand ils eurent cru à Philippe, qui leur annonçait la bonne nouvelle du royaume de Dieu et du nom de Jésus-Christ, hommes et femmes se firent baptiser » (Actes 8.12).

Au chapitre 16, c’est Paul que nous retrouvons. Il est emprisonné dans la ville de Philippes en Macédoine. Pendant la nuit, une manifestation de la puissance divine persuade le geôlier qu’il a dans sa prison un homme de Dieu en la personne de Paul.

Tremblant de peur il se jette aux pieds de l’apôtre et de son compagnon de captivité et dit : « Seigneurs, que faut-il que je fasse pour être sauvé ? » Paul répond : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille » (Actes 16.30,31). Le geôlier les emmène chez lui. Paul annonce les bienfaits du Christ à toute sa famille et les baptise au milieu de la nuit.

TOUS SAUVÉS DE LA MÊME FAÇON

En étudiant ces quelques cas, choisis parmi d’autres, nous voyons que le même processus entre en action. La prédication de la parole engendre la foi, le repentir, sur quoi les croyants reçoivent le baptême au nom de Jésus-Christ pour le pardon de leurs péchés.

Nous avons vu en début d’étude que l’apôtre Paul lui-même n’échappe pas à la règle.

UN SEUL SALUT

Chers lecteurs, le chemin du salut n’a pas changé. Les hommes l’ont bien modifié, volontairement ou par imprudence, mais la Parole de Dieu doit demeurer notre guide unique, notre seul critère. Elle dit que la grâce de Dieu est toujours efficace. Jésus est toujours l’auteur d’un salut éternel pour ceux qui lui obéissent. Le baptême est toujours un acte de foi et d’engagement qui sauve par la résurrection de Jésus, même si les hommes ont voulu minimiser sa signification en le reléguant au rang d’un simple symbole.

Le dilemme que nous posions au début s’harmonise maintenant parfaitement. La grâce de Dieu, la foi, la repentance, le baptême et l’espérance font partie du même plan de salut, de la même chaîne salvatrice que l’homme et Dieu forgent ensemble.

Ce fut l’expérience bienheureuse de tous les chrétiens et chrétiennes qui nous ont précédés depuis le commencement de l’Église. Cela peut et cela doit être votre expérience personnelle. Le Seigneur vous y invite aujourd’hui même dans sa Parole

Richard ANDREJEWSKI

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